Créée en 2012 par les frères Maxime et Matthieu de Montessus, AIRT Contrôle accompagne les acteurs du bâtiment sur trois enjeux : la performance des bâtiments, la santé des utilisateurs et leur confort. Née autour de la réglementation thermique, l'entreprise a élargi ses expertises jusqu'à compter six pôles et 30 à 40 collaborateurs en Île-de-France. Avec 95 % de clients professionnels et une croissance enregistrée chaque année depuis sa création, les dirigeants ont choisi de diversifier leurs métiers et de renforcer leur équipe commerciale pour traverser une crise de la construction qui dure depuis quatre ans.
Une entreprise née sur une nappe en papier
Comment est née AIRT Contrôle ?
Maxime de Montessus : En 2012, nous avions tous les deux envie d'entreprendre. Je suis ingénieur dans le domaine de la construction, tandis que mon frère Matthieu avait une formation en finance et en stratégie. Après mes études, j'avais travaillé chez plusieurs grandes entreprises de construction. De son côté, Matthieu avait passé une dizaine d'années dans le conseil et arrivait au bout des idées abstraites : il voulait aller vers du concret, retrouver des relations humaines et un métier directement connecté au terrain.
Nous nous sommes retrouvés dans un salon consacré aux économies d'énergie dans le bâtiment, à Paris, porte de Versailles. Nous avons découvert les changements qui se profilaient avec la réglementation thermique 2012. En sortant, nous sommes allés dans un café et nous avons rédigé un premier business plan sur une nappe en papier. Nous ne nous sommes pas posés la question pendant des années : le moment était bon, l'opportunité réglementaire était réelle et nous nous sommes lancés.
Comment vos parcours complémentaires ont-ils nourri le projet ?
Nous avions deux regards différents mais très complémentaires. Je connaissais le bâtiment, la construction et les enjeux techniques. Mon frère apportait son expérience du conseil, de la finance, de la stratégie et du commerce. Nous partagions la conviction que le bâtiment avait encore beaucoup de transformations à vivre, notamment sur la performance énergétique, le respect de l'environnement et l'amélioration de la qualité de vie dans les bâtiments.
Six pôles pour répondre à toutes les questions d'un bâtiment
Comment définir simplement les activités d'AIRT Contrôle ?
Maxime de Montessus : Toutes nos activités tournent autour de trois thématiques : la performance du bâtiment, la performance énergétique, et la santé et le confort des utilisateurs. Elles sont réparties en six pôles.
Le pôle bâtiment réalise les contrôles réglementaires des bâtiments en construction, notamment dans le cadre de la RE2020 (réglementation environnementale des bâtiments neufs). Il intervient aussi sur l'étanchéité à l'air, les réseaux de ventilation, les DPE et certaines prestations acoustiques.
Le pôle acoustique fonctionne comme un bureau d'études. Il travaille sur l'acoustique de conception, l'acoustique des salles, l'acoustique environnementale et les mesures de réception de chantier. Le pôle thermique réalise des audits énergétiques, des DPE et des études de rénovation pour le logement collectif et les bâtiments tertiaires, notamment dans le cadre du décret tertiaire.
Le pôle réseau est consacré aux économies d'eau potable. Il étudie la récupération de l'eau de pluie et le réemploi des eaux grises pour des usages qui ne nécessitent pas d'eau potable. Il réalise aussi des recherches de fuite, sur les réseaux des communes comme sur les réseaux privés.
Un autre pôle accompagne les promoteurs immobiliers dans l'obtention de certifications et de labels environnementaux, comme HQE ou BREEAM. Enfin, le pôle santé-confort mesure la qualité de l'air et l'exposition aux ondes électromagnétiques.
Qui sont vos clients ?
Notre clientèle est professionnelle à 95 %. Nous travaillons avec des constructeurs, des promoteurs immobiliers, des architectes, des syndics de copropriété, des bailleurs sociaux, des acteurs publics, des industriels, des bureaux et des foncières. Nous répondons principalement à des consultations directes, de gré à gré. Nous intervenons auprès de tous ceux qui construisent ou gèrent des bâtiments.
Les syndics de copropriété constituent une cible intéressante parce qu'ils peuvent rencontrer des problématiques très différentes : recherche de fuite, DPE, diagnostic technique global, plan pluriannuel de travaux, acoustique, qualité de l'air ou rénovation énergétique.
Pourquoi un syndic viendrait-il chercher une solution chez AIRT Contrôle ?
Parce que nous avons une compréhension globale du bâtiment. Nous pouvons traiter un problème acoustique, une fuite d'eau, un sujet sanitaire lié à la qualité de l'air ou une rénovation énergétique destinée à réduire les consommations de chauffage. Là où certains confrères sont très spécialisés, nous pouvons croiser plusieurs expertises et proposer une lecture plus complète du bâtiment.
Quand on crée une entreprise de services, les fondateurs font d'abord tout eux-mêmes. Nous réalisions les missions de qualité de l'air, d'étanchéité à l'air, d'acoustique et les autres prestations, avec nos premiers stagiaires et nos premiers collaborateurs. Puis arrive rapidement le télescopage entre le commerce et la production : quand on fait du commerce, on ne produit pas et le chiffre d'affaires ne rentre pas immédiatement ; quand on produit, on ne fait plus de commerce et le carnet de commandes finit par se vider. Ce sont des montagnes russes émotionnelles, de chiffre d'affaires et de trésorerie.
Nous avons donc pris très vite une décision assez singulière dans notre secteur : créer une équipe commerciale. Elle compte aujourd'hui cinq personnes, avec quatre commerciaux itinérants et une administration des ventes sédentaire. C'est un choix coûteux, parce qu'il faut financer cette équipe, mais il nous apporte une vraie solidité. Beaucoup de confrères ont disparu faute d'avoir suffisamment diversifié leur développement commercial.
Comment évolue l'entreprise dans la crise actuelle du bâtiment ?
Nous avons connu une croissance chaque année depuis la création, sauf pendant le Covid, où nous avons réalisé à peu près le même chiffre d'affaires que l'année précédente. Depuis quatre ans, le secteur traverse une crise importante. Nos clients comme nos confrères souffrent du manque de construction et de projets immobiliers.
En Île-de-France, le bâtiment tertiaire neuf est quasiment à l'arrêt. Il reste un peu de volume dans la rénovation, mais le logement a baissé de plus de moitié par rapport à l'avant-crise. Nous le ressentons très fortement sur le carnet de commandes et sur le dynamisme général du marché.
Comment avez-vous évité les coups d'arrêt ?
Le maître mot est le sens du service. Nous voulons que nos collaborateurs, qu'ils soient commerciaux ou ingénieurs, soient réellement au service de leurs clients. Ils investissent du temps et de l'énergie pour que cela se ressente, que cela se sache et que les clients aient envie de retravailler avec nous et de nous recommander.
Nous avons aussi réagi à contre-courant. Alors que beaucoup d'entreprises réduisaient leurs effectifs, nous avons fait grossir notre équipe commerciale : elle est passée de trois à cinq personnes en moins d'un an. Nous sommes des tempéraments optimistes. Nous préférons être bien installés aujourd'hui pour être sur la rampe de lancement lorsque le marché repartira. Malgré la crise, nous avons été en croissance l'année dernière et nous avons réalisé une année profitable.
Vous avez aussi connu un retournement brutal autour d'un laboratoire de qualité de l'air. Que s'est-il passé ?
En 2014 ou 2015, l'État avait annoncé que tous les établissements recevant du public, des crèches aux écoles, en passant par les piscines, les équipements sportifs, les mairies et les médiathèques, devraient réaliser des mesures de qualité de l'air selon un calendrier précis. Le marché annoncé était très volumique et devait se répéter tous les sept ans.
Nos partenaires laboratoires nous avaient prévenus : ils ne pourraient probablement pas absorber un tel volume du jour au lendemain. Nous avons donc décidé d'investir dans notre propre laboratoire, d'embaucher un docteur en chimie et de proposer des analyses rapides. Nous avons signé le bon de commande et, une semaine plus tard, la réglementation a été annulée dans le contexte de la crise des Bonnets rouges et des négociations menées avec les maires de Bretagne.
Le laboratoire est resté plusieurs semaines sur palettes, encore dans ses cartons. Nous avons essayé de le faire fonctionner, mais le volume n'était plus suffisant pour assurer sa rentabilité. Au bout de quelques mois, nous avons dû le revendre à un partenaire. C'était une épreuve difficile pour une société encore jeune, mais nous avons rebondi en développant d'autres axes.
{{text-image-right-1}}
Une équipe qui monte en compétence
Comment les rôles entre les deux frères ont-ils évolué ?
Au début, nous étions des hommes-orchestres. Nous faisions un peu de commerce, de production, d'administratif, de comptabilité, de ressources humaines, parfois même le ménage et l'ouverture ou la fermeture des bureaux. Aujourd'hui, l'entreprise est davantage structurée, avec un pôle RH, un pôle recouvrement, un comptable et une équipe commerciale. Nous nous concentrons sur le suivi des pôles et des managers, la stratégie, le développement commercial et le pilotage de la gestion.
Comment faites-vous vivre le sens du service dans une période incertaine ?
Nous avons une équipe formidable, très investie pour les clients et pour le développement de l'entreprise. Le sens du service, l'expertise, la qualité, l'engagement et la cohésion sont les valeurs que nous voulons diffuser. Nous avons aussi fait le choix d'embaucher majoritairement des ingénieurs plutôt que des techniciens, pour qu'ils puissent conseiller les clients et porter une véritable valeur ajoutée, pas seulement réaliser une mesure ou un contrôle.
Nous construisons des parcours de montée en compétence. Un collaborateur arrive avec une première expertise, passe une qualification, puis peut se former à une deuxième, une troisième et une quatrième spécialité. Il gagne en valeur, peut se projeter dans l'entreprise et reste davantage. De notre côté, nous disposons de collaborateurs de mieux en mieux formés et capables d'accompagner les clients sur plusieurs sujets.
Lise en est un bon exemple. Ingénieure AMO environnement, elle suit la certification environnementale de projets immobiliers. Depuis peu, elle travaille également sur une campagne de surveillance de la qualité de l'air en monitoring dans les gares du Grand Paris Express, elle suit le déploiement des capteurs sur les chantiers. Elle continue à se former sur son expertise principale et va passer une formation pour devenir référence NF Habitat HQE.
La question de la mixité reste ouverte. Nous n'avons pas assez de femmes dans l'entreprise et nous cherchons à en recruter davantage, comme l'ensemble du secteur du bâtiment. Nous avons également voulu sénioriser les équipes ces trois dernières années. L'effectif reste jeune, autour de la trentaine en moyenne, mais nous cherchons un équilibre entre les jeunes collaborateurs qui montent en compétence et l'expérience qui apporte davantage de sérénité.
{{text-image-left-1}}
Traquer les fuites et économiser l'eau potable
Pouvez-vous donner un exemple concret de votre travail sur l'eau ?
Nous avons récemment travaillé pour un centre équestre. Sa carrière, utilisée pour faire travailler les chevaux, est composée d'un sol stabilisé, poussiéreux et sableux. Pendant les périodes sèches, il faut l'arroser pour éviter que la poussière ne gêne le voisinage. Jusqu'ici, le centre utilisait de l'eau potable. Nous avons étudié avec lui un système de récupération de l'eau de pluie pour arroser la carrière sans consommer une ressource potable pour cet usage.
Nous avons aussi travaillé sur une pépinière dans l'est de l'Île-de-France. Plus largement, nous intervenons auprès des bailleurs sociaux sur la rénovation énergétique et la construction de logements. Nous savons que nos métiers ont un impact vertueux : l'étanchéité à l'air réduit les besoins de chauffage et la recherche de fuite ou le réemploi de l'eau permet d'économiser de grandes quantités d'eau potable.
Nous ne mesurons pas encore suffisamment cet impact. Il faudrait agréger l'ensemble de nos rapports pour calculer précisément les économies réalisées. À l'échelle des projets que nous accompagnons, nous avons néanmoins déjà contribué à économiser des millions de litres d'eau et à réduire les consommations d'énergie de centaines de bâtiments.
Des caméras thermiques à l'intelligence artificielle
Quelle place occupent les nouvelles technologies dans vos métiers ?
Nous utilisons des caméras thermiques et infrarouges, des systèmes de mise en dépression ou en surpression pour tester l'étanchéité à l'air des bâtiments, ainsi que des appareils permettant d'auditer l'étanchéité des réseaux de ventilation. Nous avons aussi des caméras endoscopiques pour inspecter l'intérieur de conduits, de murs ou de doublages, des géoradars pour scanner les sols et retrouver des conduites, des fuites ou des câbles, et des appareils capables de détecter les ferraillages dans les murs.
Pour la recherche de fuite, nous utilisons notamment des appareils électroacoustiques qui repèrent les fuites sur les conduites métalliques et des systèmes de gaz traceur qui permettent de localiser l'endroit où le gaz ressort. Notre parc d'équipements évolue avec les innovations du marché : nous nous informons, nous testons et nous investissons lorsque nous identifions un intérêt réel.
Nous n'avons pas développé d'outil destiné à être revendu à nos confrères. En revanche, nous avons beaucoup travaillé sur l'optimisation de nos processus et de nos livrables. Les agents d'intelligence artificielle et les outils d'automatisation peuvent supprimer les tâches de retranscription qui n'apportent pas de valeur. Ce n'est pas dans ces tâches qu'un ingénieur se différencie : sa valeur est dans l'analyse, le conseil et la capacité à proposer une solution au client.
Nous sommes curieux et nous aimons la nouveauté, mais notre motivation est surtout pragmatique. Nous sommes convaincus que ceux qui n'y vont pas auront des difficultés dans le futur.
{{text-image-left-2}}
Business first, et aucune complaisance dans le recrutement
Quels conseils donneriez-vous à quelqu'un qui veut créer ou reprendre une entreprise du BTP ?
Il faut d'abord explorer le secteur dans lequel on veut entreprendre et le comprendre. Il faut y prendre de l'expérience technique, humaine et commerciale avant de se lancer. Cela permet de gagner beaucoup de temps et d'éviter de nombreux écueils.
Mon premier conseil tient en deux mots : business first. On peut avoir la meilleure expertise du monde et disparaître faute de commerce et de réseau. En B2B, la clientèle est plus restreinte qu'en B2C. Il faut donc être en permanence à la conquête de ses clients et entretenir la relation avec eux.
Il faut enfin soigner ses recrutements. Nous avons parfois recruté dans l'urgence des profils qui ne correspondaient pas exactement à ce que nous recherchions, et nous l'avons toujours regretté. Quand il y a un doute, il n'y a pas de doute : il vaut mieux perdre du temps que recruter la mauvaise personne. Lorsqu'un collaborateur ne se sent plus à l'aise dans l'entreprise, il faut aussi trouver rapidement une porte de sortie, pour lui comme pour l'équipe et l'entreprise.
Le mot de la fin : merci à l'équipe
Quel message souhaitez-vous adresser à vos collaborateurs ?
Avec mon frère, nous avons le sentiment d'avoir beaucoup de chance. Nous avons une équipe très engagée, qui correspond aux valeurs que nous voulons donner à AIRT Contrôle : le sens du service, l'expertise, la qualité, l'engagement et la cohésion. L'entreprise, ce sont d'abord les femmes et les hommes qui la composent. Nous voulons les remercier et continuer à développer une belle entreprise, toujours plus utile à nos clients, dans laquelle chacun peut apprendre et s'épanouir. Le maître mot aujourd'hui, c'est merci à nos équipes.
Diversifier pour ne plus dépendre d'un seul marché
Pourquoi avoir développé six pôles au lieu de rester sur un cœur de métier ?
Nous avons été échaudés par l'épisode du laboratoire et par la manière dont une décision réglementaire peut faire disparaître un marché d'un trait de crayon. Nous avons donc voulu diversifier notre risque. Cette diversification répond aussi à une demande des clients : ils nous disaient qu'ils préféreraient avoir un seul interlocuteur pour plusieurs sujets. Nous avons continué à les écouter, avec l'idée de ne pas rester monoproduit.
Le pôle historique représente encore environ 50 % du chiffre d'affaires, mais il regroupe plusieurs activités : étanchéité à l'air du bâtiment, réseaux de ventilation, DPE et acoustique. La recherche de fuite pèse à elle seule près d'un tiers de l'activité. Les pôles les plus anciens restent les plus importants, tandis que les autres se développent progressivement.
Des chantiers emblématiques, du Village Olympique au Grand Paris Express
Quels projets souhaitez-vous mettre en avant ?
Nous pouvons citer l'Opéra Garnier, Notre-Dame de Paris, les gares du Grand Paris Express, le Village Olympique, des programmes de logements sociaux en Île-de-France et une grande destination de loisirs francilienne.
Sur le Village Olympique, nous avons participé aux sujets de performance énergétique, d'acoustique et de confort-santé. Le site avait été conçu pour accueillir les athlètes et leurs équipes avant d'être rapidement reconverti en logements. Nous avons contribué à cette transformation.
Sur les chantiers des gares du Grand Paris Express, nous réalisons du monitoring (suivi continu par capteurs connectés) de la qualité de l'air. L'objectif est de surveiller l'impact des travaux sur le voisinage. Les capteurs mesurent notamment les particules fines, le benzène, les composés organiques volatils, le dioxyde d'azote et le sulfure d'hydrogène. Si les concentrations dépassent certains seuils, des alertes sont envoyées au responsable du chantier, à la maîtrise d'ouvrage et à nos équipes. Nous pouvons alors comprendre ce qui s'est passé et mettre en place des actions correctives.
C'est un projet particulièrement intéressant parce que nous suivons la construction de gares qui sont appelées à devenir historiques. Nous allons intervenir pendant près de quatre ans sur ce programme.
Centraliser les données et devenir le guichet unique du bâtiment
Quelle est votre vision pour les trois à cinq prochaines années ?
Un projet structurant consiste à centraliser nos données et à digitaliser nos processus dans un seul outil. Aujourd'hui, nous avons encore de nombreux tableaux Excel et plusieurs logiciels métiers. Nous voulons les réunir dans une solution afin de mieux mesurer notre activité et d'accélérer notre croissance.
Notre autre ambition est de devenir un guichet unique pour les questions liées au bâtiment. Quand un client appelle AIRT Contrôle, il doit pouvoir obtenir une réponse, quelle que soit la nature de son problème. Récemment nous avons obtenu de la part d’un client promoteur le prix du « couteau suisse au service d’un projet immobilier ». Nous allons conserver nos expertises fortes et reconnues, puis sélectionner des partenaires qualifiés pour les sujets que nous ne traitons pas directement. Ils seront suivis, évalués et intégrés dans le temps. Plusieurs modèles sont possibles : sous-traitance, cotraitance ou mise en relation avec un système de commission adapté.