Mustapha Bassououi a troqué l’aéronautique et le ferroviaire pour le terrain du BTP. Devenu directeur d’exploitation de JFE Concept, une entreprise familiale qui fête ses 10 ans et dispose aujourd’hui de 4 000 m² d’atelier, il orchestre la fabrication 100 % française de menuiseries en PVC et en aluminium. Historiquement positionnée sur la promotion immobilière neuve, l’entreprise amorce aujourd’hui un virage stratégique vers la réhabilitation afin de faire face au ralentissement du marché et de pérenniser sa croissance.
D'ingénieur à directeur d'exploitation : un parcours atypique
Comment êtes-vous arrivé dans le secteur du BTP ?
À l’origine, je ne venais pas du BTP. J’évoluais plutôt dans les secteurs de l’aéronautique, du ferroviaire et, plus largement, de l’industrie, au sein de bureaux d’études. Titulaire d’un BTS en génie productique mécanique, j’ai travaillé pendant deux ans dans un bureau d’études avant de réaliser que ce n’était pas ma vocation. Ce qui me plaisait réellement, c’était le terrain.
Mon frère dirigeait une entreprise de menuiserie et j’ai rejoint sa société. J’y ai commencé par répondre aux appels d’offres tout en découvrant le métier de menuisier et l’ensemble des activités liées à la menuiserie intérieure et extérieure. J’ai appris sur le terrain et j’ai progressivement fait mes preuves à ses côtés.
Quel a été votre parcours avant JFE Concept ?
Après avoir quitté l’entreprise de mon frère, j’ai intégré pendant une dizaine d’années plusieurs sociétés spécialisées dans la menuiserie extérieure. Cette expérience m’a permis d’approfondir mes connaissances du secteur, notamment sous un angle plus industriel. J’ai ensuite été recruté par une entreprise basée dans les Ardennes, où j’ai travaillé pendant un an. Par la suite, j’ai rejoint le groupe Lorillard, au sein duquel j’ai exercé pendant quelques années. C’est finalement à cette période que JFE Concept m’a approché.
Qu'est-ce qui vous a convaincu de rejoindre JFE Concept ?
Le caractère familial de l’entreprise est ce qui m’a le plus séduit. De plus, sa proximité avec mon domicile correspondait parfaitement à ce que je recherchais. J’ai été recruté en tant que conducteur de travaux et, après deux ans dans cette fonction, j’ai été nommé directeur d’exploitation.
JFE Concept : une success story familiale au service de la menuiserie française
Pouvez-vous nous raconter l'histoire de JFE Concept ?
JFE Concept a été fondée il y a dix ans par Erick Paliga, déjà à la tête d’une entreprise spécialisée dans la serrurerie. Animé par une vision entrepreneuriale forte et une volonté de diversification, il décide alors de se lancer dans la fabrication de menuiseries PVC et crée JFE Concept. Dès ses débuts, l’entreprise bénéficie de la confiance des promoteurs immobiliers, qui l’accompagnent dans son développement.
Cette relation de proximité, associée à une exigence constante de qualité, permet à JFE Concept de connaître une croissance soutenue au fil des années. L’entreprise a démarré dans un atelier de seulement 200 m². Dix ans plus tard, elle dispose de plus de 4 000 m² de surfaces de production réparties sur deux sites industriels. Aujourd’hui dirigée par Florent Paliga, qui a repris le flambeau familial, JFE Concept poursuit son développement en s’appuyant sur les valeurs qui ont fait son succès : engagement, réactivité et savoir-faire industriel.
Cette année marque une étape importante puisque nous célébrons le dixième anniversaire de l’entreprise, symbole d’une réussite entrepreneuriale dont nous sommes particulièrement fiers.
Quelle est l'activité de JFE Concept ?
JFE Concept conçoit et fabrique des menuiseries PVC et aluminium destinées principalement aux promoteurs immobiliers. Historiquement, l’entreprise réalise l’intégralité de son activité dans le secteur de la promotion immobilière, avec une forte présence en Île-de-France, qui représente près de 80 % de son marché. Le reste de l’activité est réparti dans le nord, l’est et l’ouest de la France, dans un rayon d’environ 400 kilomètres autour de Paris.
L’entreprise intervient majoritairement sur des programmes d’habitat collectif et s’appuie sur deux unités de production complémentaires situées en Seine-et-Marne. Le site de Brie-Comte-Robert est dédié à la fabrication des menuiseries PVC, tandis que celui de Servon, situé à quelques kilomètres, est spécialisé dans les menuiseries aluminium.
L’ensemble de la production est réalisé en France. Pour le PVC, JFE Concept travaille avec le gammiste Deceuninck, acteur majeur du secteur disposant d’une implantation dans les Hauts-de-France. Pour l’aluminium, l’entreprise s’appuie sur les systèmes Reynaers, reconnus pour leurs performances et leur qualité. Cette organisation permet à JFE Concept de garantir à ses clients des produits de haute qualité tout en conservant une forte proximité géographique avec les opérations menées en Île-de-France.
Pourquoi le 100 % made in France est-il important ?
Le choix d’une fabrication française constitue aujourd’hui un véritable atout, tant sur le plan économique qu’environnemental. Dans un contexte où les enjeux liés à la décarbonation du bâtiment prennent une place croissante, la proximité des sites de production devient un critère de plus en plus important pour les promoteurs immobiliers.
Produire localement permet de réduire les distances de transport, de limiter l’empreinte carbone des projets et de mieux répondre aux exigences environnementales intégrées dans les opérations de construction. Pour nos clients, pouvoir s’appuyer sur un fabricant implanté en Île-de-France représente donc une valeur ajoutée concrète, en cohérence avec les objectifs de performance environnementale du secteur.
Au-delà de l’aspect écologique, cette proximité favorise également la réactivité, le suivi des chantiers et la qualité de service, des éléments essentiels dans un marché où les délais et la fiabilité sont des critères déterminants. Les défis du quotidien : qualité, digitalisation et satisfaction client.
La diversification vers la réhabilitation : un tournant stratégique
Avez-vous des projets emblématiques ?
Nous travaillons actuellement sur une tour de 19 étages à Vigneux-sur-Seine (91). C'est emblématique pour moi parce que c'était une tour assez délabrée. Un architecte a décidé de lui redonner vie. C'était l'emblème de la ville, une grande tour qui surplombait la ville. Cette tour va redonner un vrai cachet à Vigneux-sur-Seine. Elle était désignée comme "la tour de la terreur" parce qu'il y avait pas mal de sujets de drogue. Ça va donner un nouveau cachet.
Combien de menuiseries devez-vous poser ?
Il y a environ 600 menuiseries à poser sur cette tour en rénovation. C'est un gros challenge pour JFE parce que c'est l'un des premiers chantiers qu'on prend en réhabilitation. C'était un nouveau challenge pour nous, pour tester toutes les équipes. Pour nous, c'est un premier départ parce que nous voulons vraiment nous attaquer à la réhabilitation. Nous sommes à 100 % sur du neuf principalement, et nous voudrions vraiment nous attaquer à de la réhabilitation. C'est un sujet très important pour nous.
Pourquoi cette diversification vers la réhabilitation ?
Aujourd'hui, le monde du bâtiment, on le sait tous, le neuf connaît une croissance négative, tandis que la réhabilitation se stabilise. Il faut se diversifier.
Quels autres types de projets réalisez-vous ?
Nous avons fait de grosses villas, des villas de près de 2 millions d'euros à Maisons-Laffitte (92) pour un promoteur. Ça s'est très bien passé, les clients finaux étaient très satisfaits. Ça montre qu'on sait faire aussi des choses qui sortent de l'ordinaire, pas que des bâtiments. Nous réalisons aussi du logement collectif, que ce soit pour du social ou de l'accession. La différence, c'est que l'acquéreur va demander des options en plus, par exemple des volets motorisés, tandis que dans le social, ils vont demander des volets manuels.
Combien de logements traitez-vous par opération ?
Parfois, on parle de 300 logements, 400 logements, 100 logements. Nous sommes dans la capacité de faire beaucoup de logements.
Les défis du quotidien : qualité, digitalisation et satisfaction client
Quels sont vos principaux défis au quotidien ?
Notre premier défi est de garantir un niveau de qualité irréprochable, en parfaite conformité avec les normes en vigueur, qu’il s’agisse des certifications NF, des DTU ou encore des différentes exigences réglementaires du secteur. Au-delà de la qualité de fabrication, nous faisons également face à deux autres enjeux majeurs : la digitalisation de nos processus et la satisfaction de nos clients. Aujourd’hui, la maîtrise des outils numériques est devenue indispensable pour assurer un suivi efficace des opérations, optimiser la planification des chantiers et maintenir un haut niveau de réactivité.
Comment parvenez-vous à assurer la qualité sur plus de 120 chantiers menés simultanément ?
L’exigence de qualité débute dès la phase de production. Chaque collaborateur intervient selon des procédures précises et des méthodes de travail clairement définies, depuis la fabrication jusqu’à la livraison sur chantier. L’ensemble de nos activités s’appuie sur des processus rigoureux visant à garantir la conformité des produits et la satisfaction de nos clients. Bien entendu, comme dans toute activité industrielle, le risque d’erreur existe. Gérer simultanément plus de 120 chantiers représente un véritable défi. Toutefois, notre organisation repose sur le respect strict des procédures, ce qui nous permet de limiter les aléas et d’assurer un niveau de qualité constant.
Comment s’organise concrètement le suivi des opérations ?
Au sein de nos ateliers, certains contrôles et procédures sont encore réalisés sur support papier. En revanche, dès la sortie de production, l’ensemble du suivi est entièrement digitalisé. Nous disposons d’outils qui nous permettent de suivre chaque opération en temps réel, depuis la livraison des premières menuiseries jusqu’à la réception finale du chantier. Cette digitalisation nous offre une visibilité complète sur l’avancement des projets et facilite la coordination entre les différents services. Grâce à ces outils, mes collaborateurs et moi-même pouvons disposer d’une vision globale de l’activité et intervenir rapidement dès qu’une anomalie ou un besoin spécifique est identifié. Cette réactivité constitue aujourd’hui l’un de nos principaux atouts.
Pouvez-vous donner un exemple concret ?
La digitalisation nous permet d’identifier et de résoudre très rapidement les éventuels dysfonctionnements. Par exemple, lorsqu’un collaborateur signale via l’application qu’un lot de fenêtres est manquant sur un chantier, nous pouvons immédiatement retracer son parcours. En quelques instants, nous vérifions si les produits ont quitté l’atelier, s’ils sont en cours de transport ou encore stockés sur notre site. Cette traçabilité nous permet d’apporter une réponse rapide et d’éviter tout impact sur le bon déroulement du chantier.
Cette transformation numérique a-t-elle été bien accueillie par les équipes ?
Comme dans toute évolution des méthodes de travail, certains collaborateurs ont pu se montrer réservés au départ. Cependant, une fois les bénéfices constatés au quotidien, l’adoption s’est faite naturellement. Aujourd’hui, les équipes utilisent ces outils avec enthousiasme. Elles peuvent suivre leurs interventions, documenter les chantiers à l’aide de photographies, rédiger leurs comptes rendus directement sur le terrain et partager les informations en temps réel. Cette transparence favorise une meilleure communication interne et une remontée d’informations plus efficace, qu’il s’agisse de signaler une réussite ou une difficulté.
Résultat : nous observons une diminution significative des retours liés à l’insatisfaction client et une amélioration continue de la qualité de service.
Quels outils numériques utilisez-vous ?
Nous nous appuyons notamment sur le logiciel de gestion Graneet, qui nous permet de piloter nos chantiers en temps réel et d’en suivre précisément la rentabilité. Grâce à des indicateurs et des alertes automatisées, nous pouvons rapidement identifier les écarts éventuels et prendre les mesures correctives nécessaires.
Nous utilisons également Alobees pour la gestion opérationnelle de nos activités : planification des livraisons, suivi des chantiers, organisation des interventions des techniciens et des sous-traitants, gestion du service après-vente ou encore remontée d’informations terrain.
L’ensemble de ces outils contribue à centraliser les données, fluidifier les échanges et renforcer notre efficacité opérationnelle au quotidien.
Un investissement massif pour moderniser l’outil industriel
Avez-vous investi dans de nouvelles technologies ces dernières années ?
Oui, nous avons engagé un programme de modernisation important de nos outils de production. Il y a environ un an et demi, nous avons entièrement renouvelé notre parc machines en intégrant davantage d’automatisation et de robotisation. Cette démarche répondait à plusieurs objectifs : améliorer nos performances industrielles, renforcer la qualité de fabrication, mais également améliorer les conditions de travail de nos collaborateurs. La réduction des contraintes physiques et la prévention des troubles musculosquelettiques (TMS) ont notamment constitué des enjeux majeurs dans nos choix d’investissement. Notre dynamique de modernisation se poursuit puisque nous prévoyons, dans les prochains mois, l’acquisition d’un nouvel équipement destiné à accroître nos capacités de production tout en apportant davantage de confort et d’ergonomie aux postes de travail.
Au total, les investissements réalisés et programmés représentent plus de 3,5 M d’euros, un engagement fort qui témoigne de notre volonté de préparer l’avenir de l’entreprise.
Comment avez-vous réussi à intégrer ces nouveaux équipements sans interrompre votre activité ?
Cette opération constitue une véritable réussite collective dont nous sommes particulièrement fiers. Le défi consistait à remplacer l’ensemble des équipements tout en limitant au maximum l’impact sur notre activité. En l’espace d’un mois seulement, nous avons réussi à démonter les anciennes installations, mettre en service les nouvelles lignes de production et redémarrer l’activité dans des délais extrêmement courts.
Dans une entreprise industrielle, chaque arrêt de production a des conséquences directes sur l’activité et la trésorerie. Maintenir la continuité de service était donc essentiel. Grâce à l’implication des équipes et à une organisation rigoureuse, nous avons relevé ce défi avec succès. Aujourd’hui encore, lorsque j’échange avec des confrères du secteur, beaucoup sont surpris par la rapidité avec laquelle cette transition a pu être menée.
Quelle est votre vision pour les trois à cinq prochaines années ?
Notre priorité est avant tout de consolider notre activité et de préserver notre niveau de chiffre d’affaires dans un contexte économique particulièrement complexe. L’ensemble de la filière du bâtiment est confronté à des tensions importantes, notamment liées à la hausse des coûts des matières premières et de l’énergie. Ces augmentations impactent fortement les industriels et les entreprises du BTP, parfois de manière sous-estimée.
Dans ce contexte, notre ambition est de maintenir notre dynamique de croissance tout en poursuivant la diversification de nos activités, notamment vers le marché de la réhabilitation, qui représente aujourd’hui un axe de développement stratégique pour l’entreprise.
Comment expliquez-vous cette hausse des coûts ?
L’augmentation des prix de l’énergie, du pétrole et du gaz a des répercussions directes sur l’ensemble de notre chaîne d’approvisionnement. Des matériaux essentiels à notre activité, comme le verre ou le PVC, sont particulièrement sensibles à ces variations. Le principal défi réside dans le décalage entre la signature des marchés et leur réalisation. Entre l’attribution d’un projet et la pose effective des menuiseries, plusieurs mois peuvent s’écouler. Pendant ce laps de temps, les fournisseurs peuvent réviser leurs tarifs à la hausse, alors même que les prix négociés avec les clients ont déjà été contractualisés. Cette situation exige une grande vigilance dans le pilotage économique des opérations et une capacité permanente à anticiper les évolutions du marché.
Malgré ces contraintes, nous restons confiants. Notre objectif est de préserver notre activité, de renforcer nos relations avec nos clients historiques et de poursuivre notre développement sur de nouveaux marchés.
La fidélité de vos clients constitue-t-elle un atout majeur ?
Absolument. Une grande partie de notre activité repose sur des relations de confiance construites au fil des années avec les promoteurs immobiliers. Bien sûr, de nouveaux partenaires nous sollicitent régulièrement et souhaitent d’abord évaluer notre savoir-faire. C’est une démarche tout à fait normale. Mais nous constatons que la qualité de nos prestations, notre réactivité et notre stabilité rassurent nos clients.
Dans notre métier, la confiance joue un rôle essentiel. Les promoteurs apprécient de travailler avec des équipes qu’ils connaissent, qui maîtrisent leurs attentes et avec lesquelles les échanges sont simples et efficaces. Cette fidélité mutuelle constitue l’un des piliers de notre développement.
Quel conseil donneriez-vous à une personne souhaitant entreprendre dans le BTP ?
L’entrepreneuriat est une aventure passionnante, mais également exigeante. Créer ou reprendre une entreprise implique aujourd’hui de relever de nombreux défis : gestion administrative, obligations réglementaires, charges financières, recrutement ou encore pilotage économique. Il est indispensable d’avoir une vision claire de ces responsabilités avant de se lancer.
Le secteur du BTP offre de belles opportunités, mais il nécessite une grande capacité d’adaptation, de la persévérance et une solide préparation.
Et pour devenir directeur d’exploitation ?
Le poste de directeur d’exploitation est avant tout un métier de management et de responsabilité humaine. Les compétences techniques sont essentielles, mais elles ne suffisent pas. Il faut savoir fédérer les équipes, instaurer un climat de confiance, accompagner les collaborateurs dans leur évolution et maintenir une communication permanente avec l’ensemble des acteurs de l’entreprise.
À mes yeux, la réussite dans cette fonction repose avant tout sur les qualités humaines. Être à l’écoute, comprendre les difficultés rencontrées sur le terrain, accompagner le changement et valoriser les compétences de chacun sont des éléments fondamentaux. Le management fondé uniquement sur l’autorité n’est plus adapté aux attentes des collaborateurs. Construire une équipe performante passe avant tout par le respect, la confiance et l’engagement collectif.
Notre réussite est avant tout celle de nos équipes.
Un mot pour les équipes
Quel message souhaiteriez-vous adresser à vos collaborateurs ?
Je tiens avant tout à remercier l’ensemble de nos équipes. La réussite de JFE Concept est le fruit d’un travail collectif. Aucun dirigeant, aucun responsable d’exploitation ne peut réussir seul. Derrière chaque projet livré, chaque chantier réalisé et chaque objectif atteint, il y a l’engagement quotidien des femmes et des hommes qui composent l’entreprise. Notre force réside dans cette complémentarité et dans la qualité des relations humaines que nous entretenons au quotidien. J’ai la chance de pouvoir m’appuyer sur des collaborateurs compétents, investis et profondément attachés à leur métier. Je suis convaincu qu’une entreprise performante est aussi une entreprise dans laquelle les salariés prennent plaisir à travailler. L’ambiance, la confiance et le respect mutuel sont des leviers aussi importants que la performance économique.
Je leur suis sincèrement reconnaissant pour leur professionnalisme, leur implication et leur énergie. Si nous avons pu construire cette réussite collective, c’est avant tout grâce à eux.